Aucun message portant le libellé Amérique du Sud. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Amérique du Sud. Afficher tous les messages

samedi 16 février 2008

El festival de la desorganización

Bon ça fait maintenant près de 4 mois que je suis en Colombie. Il y a beaucoup de chose que j'apprécie de l'esprit latin, l'aspect festif entre autre, la chaleur des gens, l'amabilité. Cependant, il y a d'autres aspects que j'aime moins...

Depuis plusieurs mois, je lis sur l'Amérique latine, et entre autre des nouvelles économiques, le point qui en ressort le plus souvent est le manque de productivité. Au départ, je me demandais bien pourquoi, et maintenant, je comprends...

Il y a un profond manque d'organisation par ici, que ce soit dans le public avec sa bureaucratie ou dans le privé, qui normalement est plus organisé (puisque les profits en dépendent). Et bien ici, tout me semble désorganisé. De l'entreprise de fourniture de service Internet et télévision, en passant par l'état et par les différentes entreprises privés. Bon il est vrai que je n'ai pas beaucoup d'exemple, j'ai mon entreprise de câble, Vision Satelite, qui a eu toute les misères du monde à m'offrir un service qui a du sens (et encore là, je peux pas dire que c'est très fort, mais maintenant au moins ça marche), l'entreprise où travaille ma copine, un concessionnaire Honda de moto que je ne nommerai pas, qui fait beaucoup de vente, mais qui arrive à peine à livrer. Et maintenant, l'entreprise pour laquelle je travaille (Il y a également d'autres exemples dans la vie quotidienne, mais je commencerai pas à tout énumérer).

En général en informatique, pour que les choses fonctionnent, on doit être très organisé. Ici, un peu moins je crois, et souvent, ça fonctionne moins aussi. Je travaille actuellement sur un projet et je suis vraiment pas sur que l'on va livrer. Mais il semble qu'il ne faut pas s'en faire. Un m'a expliqué la théorie du casse-tête. Lorsque l'on fait un casse tête, on ne sait pas au début où vont toutes les pièces, alors on assemble celle que l'on peut. à la fin, il est alors plus facile de placer les pièces manquantes ! Bon, je suis bien d'accord, mais je crois pas que ça s'applique à mon domaine.

Autant parfois lorsque je travaillais au Québec, je trouvais que tout était trop organisé (et donnait peu de résultat parfois), autant ici je suis dans l'autre extrême. D'ailleurs je n'aime pas les extrêmes, mais on dirait que j'y suis abonné.

Le pire, c'est que beaucoup de monde semble tanné de cette situation, mais personne peut rien y faire ou ne veut rien y faire...

Ici, je crois que c'est un peuple marchand, tout semble focusé là-dessus ! On doit vendre, vendre, vendre, mais il me semble que l'on parle pas beaucoup de service après vente, de satisfaction du client. D'ailleurs, à l'entreprise où je travaille on annonçait un séminaire cette semaine, "Comment reprendre un client perdu". Personnellement, je crois qu'il est bien moins coûteux de ne pas perdre un client que d'essayer de le reprendre... Je crois que les entreprises sauverait beaucoup d'argent et de temps avec un séminaire s'intitulant "Comment garder son client" ou encore "Comment s'arranger pour que ses clients deviennent sa meilleure publicité".

Mais bon, il y a de l'espoir, car beaucoup de monde que je rencontre semble conscient du problème, et si je me rappelle bien, la première étape afin de résoudre un problème, et de s'apercevoir qu'il y en a un...

En attendant, je continue à rire lorsque je vois mon gars du câble venir arranger le service en BMX...

samedi 9 février 2008

Ce qui manque à l'Amérique du Sud

C'est facile quant à moi... Le CENTRE !

En Amérique du Sud, en ce moment, on retrouve la droite, le centre qui se dit à gauche, et la gauche, qui est très à gauche !

Je viens de lire un article dans El Tiempo, on y parle de l'implication du Venezuela (et de Chavez) dans les autres partis à gauche en Amérique du Sud. J'ai bien hâte au jour, ou le monde vont comprendre que la solution est au fond, au centre, au point d'équilibre ! J'ai passé un test il y a peu de temps pour déterminer où je me situais, et je suis bien content, bon, c'est un test, c'est quand même subjectif, mais je vous invite à le suivre (Bon j'arrive plus trouver le lien (Test de Nolan), mais quand je l'ai fait, j'étais presque au centre, une petite affaire à gauche, et une petite affaire libertarien).

En Amérique Latine (et central), on retrouve de tout... les extrêmes. À deux exception, et peut-être trois, le Chili, le Brésil et peut-être l'Argentine...

Les deux premiers pays semblent sur la bonne voix, du moins les chiffres économique semblent le démontrer. Pour l'Argentine, ben j'ai l'impression qu'ils manquent beaucoup de liquidité, et sont prêt à tout pour obtenir l'argent dont ils ont besoins ! Du moins, c'est ce que j'en comprends avec certains blogs que j'ai lu... donc ils sont peut être à gauche de coeur mais à droite de portefeuille !

De l'autre côté, il y a celui plus à droite que les autres, et dans lequel je me trouve. Quoique je dois dire que depuis que cette droite est au pouvoir, beaucoup de choses se sont quand même améliorés, bon j'étais pas là, mais c'est ce que les Colombiens me disent ici, et ça semble partagé pour plusieurs, car demain matin ce président serait facilement reporté au pouvoir. En Amérique central, il y aurait également le Salvador et le Mexique (Bon ce dernier c'est pas l'Amérique central, mais c'est pas l'Amérique du nord non plus quant à moi).

Et d'un autre côté, l'extrême gauche... Vénézuela avec ses pénuries, Bolivie incapable de développer son potentiel, Nicaragua qui aimerait bien avoir les ressources pétrolières (et gazière) potentielles des Caraïbes... qui appartiennent à la Colombie avec son archipel de San Andres (et d'ailleurs, comme pour le Venezuela, devrait importer la grande partie de l'expertise pour l'exploiter), l'Équateur qui cherche à se distancier des autres.

Bon, il y a la Pérou et les autres pays d'Amérique centrale pour lesquels je suis pas au courant. (Quoique le Pérou doit pas être si pire, puisque d'importantes entreprises bancaires canadiennes y achètent des banques... j'imagine qu'il y a de l'argent à faire !)

Au Québec, on est trop socialiste à mon goût, mais au moins, on s'est servi de l'état pour développer nos expertises (hydroélectricité, ingéniérie, informatique). On a des richesses, et on a réussit à les exploiter seul, à se débrouiller, et à créer de la richesse après... Bon, l'état l'a tout gaspillé par la suite, mais ça c'est une autre histoire !

Dans ces pays de gauche d'Amérique du Sud, j'ai l'impression que la philosophie est de prendre aux riches pour distribuer aux pauvres et... voir quels problèmes ça crée après, et nié les problèmes par la suite. L'idéologie est plus importante que le résultat.

Finalement, tout ce texte pour dire qu'avant de partager la richesse, il faut la créer (Et non juste la prendre tout cru, comme avec les ressources naturelles).

La collectivité ne peut créer la richesse, pour la simple et bonne raison que pour créer la richesse, il faut prendre des décisions, et aucune décision ne peut faire plaisir à tout le monde, donc il faut des décideurs, qui acceptent de s'enrichir, de se faire des ennemis, et qui acceptent de perdre.

Dans un système démocratique, la démocratie est le contre-poids au capitaliste, et c'est ce qui peut permettre de maintenir un équilibre.

Lorsque l'on enlève l'un des deux contre-poids, et bien c'est à ce moment que les problèmes commencent (Je pense aux États-Unis aussi en disant ça))... Et c'est la raison pour laquelle le centre est très important.

Le capitalisme reflète l'homme et sa manière de vivre et de penser et de survivre, et le socialisme du 20e siècle reflète l'idéal inateignable. Le but du jeux est d'atteindre l'équilibre entre les deux...