Même au pays, ça fait les manchettes ! Un de moins. J'aime bien cette stratégie de tenter de s'attaquer aux têtes dirigeantes. C'est la meilleur manière d'affaiblir l'ennemi. Le problème, c'est que je crois qu'il en reste tout plein encore. Mais bon, la stratégie ici, c'est d'affaiblir l'ennemi, Je crois qu'Uribe le sais bien. Il dit à qui veut l'entendre que jamais il ne négocierait avec les FARCs, mais je crois bien que ça fait partie de son jeu et qu'il s'assiéra quand le moment sera venu. Aux cartes, il ne faut quand même pas crier tout haut que l'on a la main pleine.
Si cette stratégie se poursuit avec succès, je crois sincèrement que les FARCs finiront par venir s'assoir à la table de négociation, de leur propre chef. Leur guérilla dans la jungle n'est que très peu productive.
Mais d'un autre côté, il y a danger. L'énergie du désespoir peut parfois s'avérer très efficace. Même si leur nombre a beaucoup diminuer depuis quelques années, il n'est pas nécessaire d'être nombreux pour faire beaucoup de dommages. La grande crainte serait de revoir apparaître des attentats terroristes dans les grandes villes. La sécurité est bonne, mais il y a toujours moyen de passer dans les filets. Surtout lorsque l'on a beaucoup de ressources, financières principalement. Il ne faut pas oublier que l'argent de la drogue leur permet de faire bien des choses, comme s'acheter des armes, ou éventuellement corrompre également, ça semble un sport national ici...
Mais bon, il faut garder espoir, les choses s'améliorent ici. Lorsque ce pays sera débarrasser des guérillas, il pourra s'attaquer à d'autres défis beaucoup plus importants. J'ai hâte d'entendre les politiciens parlé d'éducation de santé, de transport, finalement, des missions que l'état devrait avoir dans une démocratie, et non faire la guerre, car ce pays en a vraiment besoin !
J'ai maintenant quitté la Colombie, malheureusement, retour à la réalité au Québec, mais avec ma femme et sa nouvelle réalité.
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samedi 1 mars 2008
mercredi 27 février 2008
Quatre de plus
Il en manque combien maintenant... Je sais pas exactement, mais on pourrait dire beaucoup trop. Va-t-on devoir attendre que la santé de chacun se détériore afin de les libérer... Un peu d'humanité S.V.P.
Et je comprends pas pourquoi certains dirigeants disent que c'est pas des terroristes. Ça m'attriste de voir ça, mais malheureusement, tant qu'il y aura des humains, il y aura de l'humainerie...
Je ne sais pas qui a inventé l'idéalisme , mais des fois je crois qu'il aurait du rester coucher cette journée là... Car derrière tout ça, c'est ce que l'on retrouve, dans le pays voisin comme dans chez ces chères guérilleros (Bon, il y a peut-être quelques intérêts cachés également, mais on en parlera pas).
Et je comprends pas pourquoi certains dirigeants disent que c'est pas des terroristes. Ça m'attriste de voir ça, mais malheureusement, tant qu'il y aura des humains, il y aura de l'humainerie...
Je ne sais pas qui a inventé l'idéalisme , mais des fois je crois qu'il aurait du rester coucher cette journée là... Car derrière tout ça, c'est ce que l'on retrouve, dans le pays voisin comme dans chez ces chères guérilleros (Bon, il y a peut-être quelques intérêts cachés également, mais on en parlera pas).
mercredi 6 février 2008
Marche du 4 février : estimation ma foi plus réaliste !
Les estimations que j'ai vu afichés dans mon pays me semble beaucoup plus réaliste et ressemble plus à ce que j'ai vu sur le terrain ici : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/02/05/007-farc-facebook.shtml
J'ai hâte au jour ou les estimations de foules seront plus réalistes par chez nous aussi !
J'ai hâte au jour ou les estimations de foules seront plus réalistes par chez nous aussi !
mardi 5 février 2008
Marche du 4 février : on exagère les chiffres
Je croyais qu'il y avait seulement au Québec où l'on gonflait toujours les chiffres des foules, et bien je me sens chez nous, ici aussi. Je me cherchais une référence sur le NET, mais vite comme ça, je n'en trouve pas. Cependant, hier à RCN (canal national ici), on annonçait fièrement que 10 millions de Colombien avait participer à la marche. C'est quand même plus d'une personne sur 5 ! Extraordinaire !
Cependant, le problème, c'est que je connais personne qui est allé manifester. Bon, moi c'est normal, je peux pas dire que je connais beaucoup de monde ici encore, de plus, j'étais à un séminaire sur un nouveau produit, au centre de Cali. Cependant, ma copine a quand même beaucoup plus d'amis et de connaissances, et elle non plus elle ne connaissait personne qui est allé marché. Pourtant, théoriquement, elle aurait dû en connaître, puisqu'un Colombien sur 5 a manifesté !
J'étais au centre de Cali, au coeur des activités. C'est vrai, il y avait beaucoup de monde, les images à la télévision l'annoncent bien, mais comme par chez nous, je crois que les chiffres sont largement exagérés. Une marche en plein lundi, jour de travail, il y a donc beaucoup de monde qui ne peuvent se déplacer. De plus, ici, souvent le monde travail six jours semaines, le dimanche, ça se repose...
Toujours est-il que même si j'ai pas marché, et bien moi aussi je n'aime pas les FARCS, le ELN, et tout ce qui a des armes, selon ma copine, c'est quand même un fait relativement nouveau qu'autant de monde sorte pour manifester, et je crois que c'est une bonne chose, tout le monde sont tannés de cette guerre intestine, qui ne débouche à rien, tout le monde veut la paix ici, sauf ceux dans la jungle... et ceux qui narcotrafiquent, c'est quand même plus facile de pratiquer ce dernier métier dans un pays qui est aux prises avec des guérillas, du moins je crois... (Ah oui, j'oubliais les vendeurs d'armes, eux aussi aiment surement beaucoup cette situation).
Cependant, le problème, c'est que je connais personne qui est allé manifester. Bon, moi c'est normal, je peux pas dire que je connais beaucoup de monde ici encore, de plus, j'étais à un séminaire sur un nouveau produit, au centre de Cali. Cependant, ma copine a quand même beaucoup plus d'amis et de connaissances, et elle non plus elle ne connaissait personne qui est allé marché. Pourtant, théoriquement, elle aurait dû en connaître, puisqu'un Colombien sur 5 a manifesté !
J'étais au centre de Cali, au coeur des activités. C'est vrai, il y avait beaucoup de monde, les images à la télévision l'annoncent bien, mais comme par chez nous, je crois que les chiffres sont largement exagérés. Une marche en plein lundi, jour de travail, il y a donc beaucoup de monde qui ne peuvent se déplacer. De plus, ici, souvent le monde travail six jours semaines, le dimanche, ça se repose...
Toujours est-il que même si j'ai pas marché, et bien moi aussi je n'aime pas les FARCS, le ELN, et tout ce qui a des armes, selon ma copine, c'est quand même un fait relativement nouveau qu'autant de monde sorte pour manifester, et je crois que c'est une bonne chose, tout le monde sont tannés de cette guerre intestine, qui ne débouche à rien, tout le monde veut la paix ici, sauf ceux dans la jungle... et ceux qui narcotrafiquent, c'est quand même plus facile de pratiquer ce dernier métier dans un pays qui est aux prises avec des guérillas, du moins je crois... (Ah oui, j'oubliais les vendeurs d'armes, eux aussi aiment surement beaucoup cette situation).
jeudi 10 janvier 2008
Drogue et Colombie... Que faire pour éviter les morts
Hier, j'ai regardé un reportage sur la Colombie, on y parlait de la décennie des années 1990, vraiment dramatique. Les narcostraficants, les guérillas de gauches et de droites (les paramilitaires) occupaient tout l'espace médiatique, car tous étaient en lutte afin de dominer le pays.
Le gros problème est et malheureusement sera toujours je crois, le traffic de drogue. Car dans les faits, l'ensemble des luttes que l'on voit ici sont reliées de près à ce milieu. Les guérillas de gauches (FARCs, ELN, mais qui est en négociation avec le gouvernement) ou de droite (AUC, qui n'existe plus officiellement) y trouve une importante source de financement.
Durant les années 1990, l'ensemble de ces joueurs s'est fait une lutte sans mercie, sous de faux idéaux idéologique. Lorsque les États-Unis ont retiré l'aide militaire au président Ernesto Samper Pizano, puisque sa campagne avait été financé par le Cartel de Cali. Les diverses guérillas se sont carrément approprié le pays, entraînant dans leur passage des millions de déplacés, on parle ici de 3 à 4 millions de personnes qui ont du fuire les terrains de combats. Sans compter tout les massacres, perpétrer par les uns ou les autres, les amputations avec les mines antipersonnels que les guérillas ont semés. Tout ça en gros pour le contrôle de la production de la drogue, de la cocaïne principalement. Et c'est un grand cercle vicieux : Plus les guérillas ont de l'argent, plus ils peuvent faire la guerre. à un tel point que durant les années 90, il fut un temps ou les guérillas avait une force de frappe plus puissante que l'armée Colombienne, le pays n'était plus sous le contrôle du gouvernement.
Mais que faire. Le gros problème de la production de drogue, c'est qu'il existe une demande. Tant et aussi longtemps que cette demande existera, il y aura production. Donc, théoriquement, il y a trois solutions.
La première, les américains l'essayent depuis des années, soit tout faire pour empêcher la drogue de se rendre au pays. à mon avis, ça ne fonctionne pas, malgré le fait que plusieurs kilos sont interceptés avant de se rendre, et une fois sur place également. L'Europe également fait sa part. Reste que ce n'est pas en l'Europe ni les Nords-Américains qui voient leur population déplacée et massacrée. À mon avis cette avenue crée de nombreux problèmes en Colombie, et dans les autres pays producteurs également (très peu nombreux d'ailleurs). La deuxième avenue, est d'arrêter la consommation de drogue, de cocaïne principalement, mais comment convaincre les consommateurs maintenant d'arrêter. Ça serait la situation idéal, s'il n'y avait pas de demande, il n'y aurait pas de production.
La troisième solution, ça serait la légalisation. Ça peut paraître la solution la plus folle, mais malgré tout, c'est celle qui donnerait les meilleurs résultats à mon avis. Ainsi, cette économie tomberait dans la légalité, dans les pays producteur comme les pays consommateur, retirant des mains de la mafia le contrôle de cette production. Ça devrait théoriquement être la fin des drames humain vécu ici. Cependant, ça serait une nouvelle responsabilité à prendre dans les pays occidentaux. Mais après tout, est-ce que ça serait pire que les problèmes sociaux que l'alcool entraîne à chaque année ? Je crois qu'il faut vraiment se poser la question. Je suis en Colombie depuis un peu plus de deux mois, et maintenant, je vois cette réalité, que l'on ne perçoit pas lorsque l'on est en Amérique du Nord.
Le gros problème est et malheureusement sera toujours je crois, le traffic de drogue. Car dans les faits, l'ensemble des luttes que l'on voit ici sont reliées de près à ce milieu. Les guérillas de gauches (FARCs, ELN, mais qui est en négociation avec le gouvernement) ou de droite (AUC, qui n'existe plus officiellement) y trouve une importante source de financement.
Durant les années 1990, l'ensemble de ces joueurs s'est fait une lutte sans mercie, sous de faux idéaux idéologique. Lorsque les États-Unis ont retiré l'aide militaire au président Ernesto Samper Pizano, puisque sa campagne avait été financé par le Cartel de Cali. Les diverses guérillas se sont carrément approprié le pays, entraînant dans leur passage des millions de déplacés, on parle ici de 3 à 4 millions de personnes qui ont du fuire les terrains de combats. Sans compter tout les massacres, perpétrer par les uns ou les autres, les amputations avec les mines antipersonnels que les guérillas ont semés. Tout ça en gros pour le contrôle de la production de la drogue, de la cocaïne principalement. Et c'est un grand cercle vicieux : Plus les guérillas ont de l'argent, plus ils peuvent faire la guerre. à un tel point que durant les années 90, il fut un temps ou les guérillas avait une force de frappe plus puissante que l'armée Colombienne, le pays n'était plus sous le contrôle du gouvernement.
Mais que faire. Le gros problème de la production de drogue, c'est qu'il existe une demande. Tant et aussi longtemps que cette demande existera, il y aura production. Donc, théoriquement, il y a trois solutions.
La première, les américains l'essayent depuis des années, soit tout faire pour empêcher la drogue de se rendre au pays. à mon avis, ça ne fonctionne pas, malgré le fait que plusieurs kilos sont interceptés avant de se rendre, et une fois sur place également. L'Europe également fait sa part. Reste que ce n'est pas en l'Europe ni les Nords-Américains qui voient leur population déplacée et massacrée. À mon avis cette avenue crée de nombreux problèmes en Colombie, et dans les autres pays producteurs également (très peu nombreux d'ailleurs). La deuxième avenue, est d'arrêter la consommation de drogue, de cocaïne principalement, mais comment convaincre les consommateurs maintenant d'arrêter. Ça serait la situation idéal, s'il n'y avait pas de demande, il n'y aurait pas de production.
La troisième solution, ça serait la légalisation. Ça peut paraître la solution la plus folle, mais malgré tout, c'est celle qui donnerait les meilleurs résultats à mon avis. Ainsi, cette économie tomberait dans la légalité, dans les pays producteur comme les pays consommateur, retirant des mains de la mafia le contrôle de cette production. Ça devrait théoriquement être la fin des drames humain vécu ici. Cependant, ça serait une nouvelle responsabilité à prendre dans les pays occidentaux. Mais après tout, est-ce que ça serait pire que les problèmes sociaux que l'alcool entraîne à chaque année ? Je crois qu'il faut vraiment se poser la question. Je suis en Colombie depuis un peu plus de deux mois, et maintenant, je vois cette réalité, que l'on ne perçoit pas lorsque l'on est en Amérique du Nord.
jeudi 20 décembre 2007
Les FARCS ne sont pas ens enfants de coeurs
Suite à un commentaire d'un Internaute sur le site de Radio-Canada (voir le commentaire de Serge Charbonneau) sur ce qui se passe en Colombie, j'ai décidé de lui répondre également sur ce même site. Je sentais dans son commentaire qu'il faisait passer les FARCS, non pas pour les méchants, mais ceux qui veulent le bient de la population. Leurs idéaux ne sont pas mauvais en soit, tout le monde veut que tout le monde puissent bien vivre, mais le communisme n'a jamais marché ! De plus, les moyens utilisés par les FARC, ne sont pas appropriés non plus à mon avis.
Voici ma réponse :
Je tiens à répondre au commentaire de Serge Charbonneau, je voudrais qu'il sache que les FARC ne sont pas dans enfants de coeurs. Je suis ici depuis un peu plus de deux mois, ma copine depuis un peu plus de 21 ans (elle est Colombienne), et je peux vous dire que je ressens pas beaucoup sympathie dans la population pour les FARC. Depuis 40 ans ils mènent une guerre sans fin, se finance grâce au narco trafic, détiennent plus de 3000 otages, dont plusieurs politiciens, peu importe l'allégeance. Depuis près de dix ans maintenant, la Colombie est beaucoup plus sur, car son armée peut maintenant lutté d'égal à égal contre les FARC, contrôle mieux le territoire, ce qui n'était pas le cas avant. L'économie progresse, mais il est vrai qu'il y a encore de très nombreux problèmes de pauvretés, de grands problèmes sociaux, mais le plus important c'est que tout progresse malgré tout ! Les choses changent, mais tranquilement, tout ne peux changer du jour au lendemain.
Même si les FARC décidait de jouer le jeu politique, ils ne seraient pas élu. Alors pourquoi ces derniers décideraient de s'y risquer !
Aujour'd'hui la majorité des Colombiens veulent la prospérité, profiter de la vie eux aussi ! Et bien peu de personnes croient que c'est un groupe armé enfermé dans une idéologie qui n'a que peu donner de résultat au cours de l'histoire qui peut leur apporter cette prospérité. De plus, ici la gauche (et non l'extrême gauche) a de la misère à faire son chemin dans l'échiquier politique, puisque qu'ils sont associés aux guérillas, à tort ou à raison, qui ont causés tant de tort au fil des années à la population, puisque tout le monde connaît quelqu'un qui a souffert. Et pour y vivre depuis deux mois je peux confirmer que ce pays en a bien besoin !
Voici ma réponse :
Je tiens à répondre au commentaire de Serge Charbonneau, je voudrais qu'il sache que les FARC ne sont pas dans enfants de coeurs. Je suis ici depuis un peu plus de deux mois, ma copine depuis un peu plus de 21 ans (elle est Colombienne), et je peux vous dire que je ressens pas beaucoup sympathie dans la population pour les FARC. Depuis 40 ans ils mènent une guerre sans fin, se finance grâce au narco trafic, détiennent plus de 3000 otages, dont plusieurs politiciens, peu importe l'allégeance. Depuis près de dix ans maintenant, la Colombie est beaucoup plus sur, car son armée peut maintenant lutté d'égal à égal contre les FARC, contrôle mieux le territoire, ce qui n'était pas le cas avant. L'économie progresse, mais il est vrai qu'il y a encore de très nombreux problèmes de pauvretés, de grands problèmes sociaux, mais le plus important c'est que tout progresse malgré tout ! Les choses changent, mais tranquilement, tout ne peux changer du jour au lendemain.
Même si les FARC décidait de jouer le jeu politique, ils ne seraient pas élu. Alors pourquoi ces derniers décideraient de s'y risquer !
Aujour'd'hui la majorité des Colombiens veulent la prospérité, profiter de la vie eux aussi ! Et bien peu de personnes croient que c'est un groupe armé enfermé dans une idéologie qui n'a que peu donner de résultat au cours de l'histoire qui peut leur apporter cette prospérité. De plus, ici la gauche (et non l'extrême gauche) a de la misère à faire son chemin dans l'échiquier politique, puisque qu'ils sont associés aux guérillas, à tort ou à raison, qui ont causés tant de tort au fil des années à la population, puisque tout le monde connaît quelqu'un qui a souffert. Et pour y vivre depuis deux mois je peux confirmer que ce pays en a bien besoin !
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